Amis "réflexifs" et curieux, acquis à la cause d'un service public à la sauce culturelle, ne rater pas cette journée si particulière de réflexion (que ce terme est délicieux lorsqu'il s'agit d'image !) autour du cinéma en bibliothèque, de son histoire et son devenir le Jeudi 27 Novembre 2008 au Lux à valence. Une journée à coût zéro au cours de laquelle, après avoir dressé l'état des lieux et fait l'historique de ce service audio-visuel encore adolescent, on s'interrogera sur le sens que peut revêtir aujourd'hui sa présence dans le lieu bibliothèque généralement élevé désormais au rang de médiathèque.
Il sera sans doute opportun, ici ou ailleurs, de répondre à des questions éminements existentielles autant que professionnelles.
Questionnements tels que :
Doit-on n'être qu'un maillon de plus dans une économie de marché hystérique destinée à accroître davantage le profit d'une minorité possédante par l'abrutissement des masses laborieuses, au prétexte de les divertir par le biais d'une production toujours plus uniformisée ?
Ou au contraire, doit-on participer à l'émancipation de ces mêmes masses (que l'on peut aussi plus hypocritement appeler "le grand public" !) par l'accés à une plus grande diversité de l'offre et l'apport d'outils, d'instruments nécessaires à la compréhension et lecture critique de l'image tout autant que...du son et de l'écrit ? L'accès aux instruments d'une certaine forme d'éveil de la conscience, un éveil critique.
N'est-ce pas là un choix quasi idéologique ?
Qui a dit que les idéologies étaient mortes ?
Ne sont-ce point ceux-là même qui justement souhaitent maintenir le degré zéro de la réflexion populaire et humaine afin de continuer mieux encore à engranger pouvoir et profits personnels même au prix de quelques crises qu'ils organisent cyniquement ?
Arrrrrrrghh !! Je vous vois venir adorables lecteurs, d'aucuns diront que
je m'égare ! Mais qu'il est bon parfois de s'égarer dans un monde où tout n'est qu'uniformité et normalisation et où l'humain n'a d'intérêt que consommant ou consommé (visiblement nous sommes toujours dans la barbarie de l'anthropophagie !).
L'égarement parfois, tout comme le doute, est salvateur !!
vendredi 10 octobre 2008
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